Longévité, épigénétique et nutrigénétique.

Longévité, épigénétique et nutrigénétique.

Le siège de ta longévité se trouve donc dans ton ADN.

Chambre forte.

Chacune de tes cellules contient ton ADN. Celui- ci est tellement précieux qu’il est conservé dans une chambre forte: le noyau. Le noyau protège l’ADN, dont une partie constitue les gènes. Parmi les 32.000 gènes humains, 85% sont identiques chez tous. Les 15% restant rendent chacun de nous uniques.  Pour être pompeux, on dit que ces 15% de gènes qui font que tu es toi sont « polymorphes ». Rien que ça ^^ .

Les chromosomes.

Les chromosomes sont des filaments très longs et très fins, constitués d’ADN et de protéines, la principale protéine étant l’histone. Chez l’homme, le noyau de cellules contient 23 paires de chromosomes.  Une paire de chromosome a la forme d’un X avec deux bras courts et deux bras longs. Les bras sont appelés télomères et le centre étant appelé centromère.

Bon, ce sont tes gènes qui font donc que tu es toi mais comment font-ils pour s’exprimer, à travers leur chambre forte?

Super ‘com!

Pour communiquer leurs ordres, les gènes s’expriment avec un code moléculaire : le code génétique. Les gènes commandent à la cellule la fabrication d’une protéine qui a une valeur informative pour l’organisme.

Il existe une grande diversité de tailles et de structures de protéines afin de répondre aux multiples besoins de l’organisme.

Le gène peut coder pour une protéine (=commander la fabrication de la protéine) grâce à un ARN. Cet ARN copie le message émis par un gène, le sortir du noyau et le traduire en langage protéique. Résultat : une protéine issue du « soi », capable d’agir dans la cellule, sa membrane ou à l’extérieur de la cellule, pour communiquer avec  le reste de l’organisme.

Toutes les cellules d’un individu sont identiques, composées des mêmes gènes. Mais selon le type de cellules, certains gènes s’expriment et d’autres non: forcément. Tu imagines le bazar si une cellule hépatique se mettait à coder pour fabriquer des cellules cardiaques?

Les gènes de structures.

La fonction du gène de structure est de commander la fabrication par la cellule d’une protéine précise qui va, selon le cas, rester intracellulaire, gagner la membrane cellulaire ou passer dans le milieu extracellulaire. Pour faire clair: le gène de structure commande une protéine qui va rester dans la cellules, aller à la frontière ou voyager plus loin.

Les gènes vont toujours de paires.  Certains gènes s’expriment toujours : ce sont les gènes dominants. D’autres gènes ont leur expression masquée par celle du gène dominant et ne s’expriment que s’ils sont en double exemplaires. Ce sont les gènes récessifs.

Un caractère héréditaire peut rester muet pendant de nombreuses générations s’il est gouverné par un gène récessif.

Les gènes s’expriment par l’intermédiaire des protéines pour lesquelles ils codent.

On sait donc aujourd’hui que certains gènes sont muets : ils ne codent pas.

D’autres gènes codent pour plusieurs protéines à la fois. Au final, le nombre de protéines dépassent largement celui des gènes. Donc, toutes ces protéines différentes, présentes parfois avec deux, trois ou plus de variantes, sont à l’origine de notre diversité : on ne rencontre jamais deux individus identiques, à l’exception des jumeaux monozygotes.

Du gène à la protéine, l’origine des maladies auto-immunes et génétiques.

L’ADN du gène de structure fournit une information génétique qui doit être utilisée pour aboutir à la synthèse d’une protéine. Chaque protéine étant l’assemblage des plusieurs acides aminés. Ce code est universel, il est le même pour toutes les espèces animales et végétales connues.

Chacun de nos 20 acides aminés ont une forme spatiale particulière qui permet les mécanismes clé- serrure entre la protéine et l’endroit ou elle doit agir.

Une mutation, c’est une modification de la forme spatiale de l’acide aminé. Celui- ci ne peut donc plus fonctionner, ce qui entraîne une maladie génétique et/ou maladie auto-immune: la protéine générée est tellement géométriquement différente de ce qu’elle devrait être qu’on ne les reconnaît pas.

Le processus qui permet le passage d’un gène à une protéine comporte plusieurs étapes.

Oui mais parfois, on est porteur d’une modification génétique et pourtant, asymptomatique.

Ceci s’explique par l’épigénétique et la nutrigénétique.

L’épigénétique est l’impact  de certains mécanismes comme notre mode de vie/environnement/vécu/stress  sur l’expression des gênes et pouvant se répercuter sur plusieurs générations !

Le vieillissement cellulaire est lié au raccourcissement des télomères.

De là découle la nutrigénomique ou la capacité de réparation du génome via alimentation.

Freiner le raccourcissement des télomères semblerait permettre d’accroître la longévité tout en prévenant certaines maladies.

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