Protéines et acides aminés

Protéines et acides aminés

Les protéines sont constituées d’une chaîne plus ou moins longue d’acides aminés.

Il existe 22 acides aminés différents, dont l’agencement permet un nombre incalculable de combinaisons différentes. Contrairement aux plantes, les animaux, dont nous faisons partie, ne savent pas synthétiser tous les acides aminés.

Acides aminés essentiels.

Les acides aminés que nous ne pouvons synthétiser sont appelés essentiels et doivent faire partie de notre alimentation. Les plus importants sont le tryptophane, la méthionine, la valine, la leucine et l’isoleucine.

Acides aminés conditionnellement essentiels.

Certains acides aminés essentiels sont en tellement faible quantité dans certaines catégories d’aliments qu’ils sont qualifiés de limitant car une alimentation trop peu variée entraîne des carences. Les plus importants sont la cystéine, la taurine, l’arginine et la glutamine.

De cette notion d’acides aminés limitant découle la notion d’associations, associations que les recettes traditionnelles du monde entier ont acquises instinctivement : riz+soja, maïs+haricot, pain pitta+houmous, blé+pois chiches, millet+arachides, pâtes+pignons etc

Hormis le facteur limitant, l’origine des protéines n’a pas d’importance : les protéines animales n’ont pas plus ou moins de valeur que les protéines végétales, les unes comme les autres sont hydrolisées et donnent les mêmes acides aminés. Ce n’est pas à ce niveau-là que se situe la différence.

Protéines animales ou protéines végétales?

L’avantage des protéines végétales se situe au niveau des déchets que leur métabolisme génère.

Les cellules animales sont plus riches en purines et produisent plus de déchets comme l’urée et l’acide urique. L’urée s’élimine facilement par les reins mais son excès les fatigue et l’acide urique provoque des états inflammatoires et des destructions articulaires (crise de goutte).

Les cellules animales sont plus riches en soufres et en phosphore, ce qui entraîne une production plus importante d’acide sulfurique et phosphorique et donc une acidification importante de l’organisme.

 « L’évolution de nos habitudes alimentaires a considérablement modifié l’équilibre de notre pH sanguin. »¹

Acidification de notre organisme.

L’alimentation moderne protéino-glucidique nous entraîne vers un terrain acide à l’origine de nombreuses maladies de types inflammatoires (obésité, diabètes) et cancéreuses.

Corriger cette acidité en remplaçant les protéines d’origine animale par des protéines d’origine végétale, en diminuant nos apports en glucides et en devenant le jardinier de notre microbiote est indispensable dans un régime hypotoxique.

Altération de la flore intestinale.

L’excès de viande et le manque de végétaux altèrent le profil de votre flore intestinale, ce qui est pro-inflammatoire. Or, beaucoup de maladies se développent sur un terrain inflammatoire: de l’obésité au cancer en passant par les maladies cardio-vasculaires et dégénératives…

Par quel « miracle »?

  • La flore du mangeur de viande transforme la carnitine (surtout présente dans les viandes) et la choline (surtout présente dans le jaune d’œuf) en TMAO, une substance qui endommage les parois artérielles!
  • les protéines animales sont riches en fer pro-oxydant et également en acide arachidonique, tous deux puissants agents inflammatoires.
  • les protéines animales sont riches en leucine, un acide aminé qui active la voie mTOR (tu sais, le dieu avec son marteau ^^). mTOR étant un chef d’orchestre de l’inflammation.

Ne plus consommer de protéines d’origine animale ?

Notre organisme a un besoin vital de vitamine B12 et cette vitamine se trouve, selon les résultats de la recherche actuelle, dans les produits d’origine animale.

Les micro-algues comme la Spiruline et la Klamath ont donné de l’espoir aux vegans ainsi que certains champignons. Mais actuellement, aucune étude n’a pu clairement établir que ces végétaux sont effectivement de bonne source de B12.

Le fer héminique (incorporé dans l’hème de l’hémoglobine et de la myoglobine) d’origine animale a une biodisponibilité de +/- 25%. Quant au fer non héminique d’origine végétale, il a une biodisponibilité très variable estimée en moyenne à 5%.  Il en est de même pour le Zinc.²

Répartition des protéines.

Deux tiers de nos protéines devraient être d’origine végétale et un tiers d’origine animale.

Quantité de protéines.

  • Adulte : 0,80g de protéines par kg de poids corporel,
  • Enfant : 3g de protéines par kg de poids

Un adulte de 70 kg devrait consommer 52g de protéines quotidiennement. Soit 17g de protéines animales et 35 g de protéines végétales à répartir en 3 à 4 repas.

Attention, 17g de protéines animales ne correspond pas à 17g de steak ! Pour obtenir 17g de protéines, comptez 85g de viande ou de poisson.

 

¹ Jérôme Manetta, Micronutrition et Nutrithérapie, synthèse générale à l’attention des professionnels de la santé, Editions Sparte.

² (Manetta, p. 80)

 

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